Qu’est-ce qu’on inhale quand on utilise une cigarette électronique ?

La marge de prudence proposée par des institutions comme l’OMS met l’accent sur la difficulté de déterminer les composés qui accompagnent les liquides vaporisables de certains fabricants. Les composants de base de ces solutions sont bien connus, reconnus comme sûrs par les agences de santé publique de tous les pays développés et utilisés depuis des décennies dans de nombreux produits de consommation courante.

Le propylène glycol, principal ingrédient de la formule, est présent dans de nombreux produits cosmétiques : shampooings, savons intimes, lingettes pour bébés… Aussi dans de nombreux aliments comme hydratant (l’additif alimentaire E1520), et comme arôme, par exemple à Angostura, une essence aromatique qui est utilisée, entre autres, dans l’élaboration des « mojitos » caractéristiques.

Les arômes contenus dans les e-liquides sont les mêmes que ceux utilisés dans l’industrie alimentaire : limonène, menthol, essences naturelles de fruits et d’épices… Le goût de fraise, vanille ou pomme des solutions vapeur, par exemple, est obtenu en ajoutant exactement les mêmes huiles essentielles qui sont ajoutées aux yaourts, chewing-gum, dentifrices ou biscuits.

La nicotine, quant à elle, provient de la plante de tabac, et les liquides nicotiniques incorporent la même nicotine qui est extraite industriellement pour être incluse dans la gomme à mâcher et les timbres vendus dans les pharmacies. En raison de ses effets addictifs -qui ne sont pas cancérigènes ; le tabagisme augmente le risque de cancer non pas à cause de la nicotine, mais à cause des composés résultant de la combustion du tabac-, l’inhalation n’est recommandée que pendant la période de transition entre cigarettes conventionnelles et électroniques pour combattre l’abstinence des anciens fumeurs.